Retour sur la représentation de « comme une ritournelle » à Mesquer

C’est devant près de 200 spectateurs de tous âges que la troupe de la Compagnie 2ème sortie à présenté pour la 45ème fois la pièce « comme une ritournelle ». A en juger par les applaudissements et les commentaires, l’auteur et metteur en scène, Aurélien Jumelais, a eu confirmation d’avoir visé juste dans sa façon d’aborder la maladie. Nous remercions l’association Al’Fa répit, le Clic Eclair’âge, le SSAD et l’ESA de la Pressqu’île d’avoir animé le temps d’échange en fin de représentation.

La prochaine représentation aura lieu le lundi 10 mars à 15H00 au Sémaphore (espace Beaulieu) à Nantes. Vous pouvez réserver vos places sur Voir les Critiques et Réservez vos places sur BilletReduc.com et retrouvez toutes les informations sur la pièce ici

3 réflexions sur « Retour sur la représentation de « comme une ritournelle » à Mesquer »

  1. Très belle pièce de théâtre, qui s’est révélée ce que le titre m’avait laissé pressentir : une approche douce et tendre, qui aborde avec justesse et non sans humour cette réalité qui fait si peur, la maladie d’Alzheimer.

    « C’est tellement ça » me suis-je dit à maintes reprises, admirant le jeu des acteurs, pensant aux personnes touchées par cette maladie dans ma famille ou rencontrées en milieu hospitalier ; aux personnels soignants souvent remplis de délicatesse et déployant des trésors de patience, d’attention, d’habileté, mais aussi parfois maladroits ; aux aidants, pleins d’amour, pris entre le découragement et la persévérance, parfois l’épuisement ; aux proches qui voudraient bien s’impliquer et aider, mais ne savent pas ou ne peuvent pas.

    Des textes magnifiques qui disent l’humanité toujours là, le respect, l’accueil des limites, celles de chacun.

    Et des professionnels (CLIC, Alpha-Répit et ASA) qui sont là pour soutenir, mettre des mots, accompagner,… et répondre aux questions des spectateurs qui deviennent témoins.

    Beaucoup, autour de moi, n’ont pas voulu venir… Sujet encore trop tabou, trop de peurs. Quel dommage !

  2. Bonjour à toutes et tous,

    J’ai assisté hier à Mesquer à la pièce et je tiens à dire qu’elle m’a fort ému et que je ne me suis pas ennuyé une seule seconde.
    C’est très bien écrit, les actrices et acteurs sont très au point et leur interprétation pleine justesse, de nuances et de sensibilité. Bravo!

    Je sais exactement ce qu’être aidant signifie, car mon épouse décédée de suites de la sclérose en plaques après 30 ans d’une descente aux enfers qui l’a privée petit à petit de la plupart de ses capacités physiques et aussi intellectuelles (pas la mémoire immédiate, mais la mémoire à moyen terme et les capacités de raisonnement et d’attention).
    Ma maman est décédée d’un cancer qui mit fin à la démence cérébrale causée par une série de micro-AVC qui l’avait privée de toute mémoire immédiate puis lointaine). Ma compagne actuelle a sa maman qui depuis plus de quinze ans souffre des mêmes symptômes et est en EHPAD.

    Je crois tout à fait à la vertu éducatrice de telles représentations théâtrales et je trouve dommage que l’immense majorité des spectateurs soient -me semble-t-il- des personnes déjà sensibilisées aux problématiques évoquées dans la pièce et dans la discussion qui a suivi.

    Puissent-ils en parler autour d’eux et donner envie à des personnes qui ne connaissent pas ces problématiques d’aller voir « Comme une ritournelle »

    Yves

  3. Comme indiqué sur le document que j’ai laissé en partant, la pièce relate bien le problème de la maladie alzheimer, je n’ai pas posé la question à laquelle je pense souvent, mon père étant décédé suite à cette maladie, et il est vraiment difficile de voir les gens décliner et ne pouvoir rien faire une fois qu’ils sont dans un EPHAD. Quelles sont les facteurs qui peuvent entrainer cette maladie en dehors de l’isolement et du diabète ? Je pense effectivement que la vieillesse est un facteur important. Dans les dernières années, mon père ne voulait plus voir personne et ne nous reconnaissait. Avec l’âge qui avance, je pense souvent à ce problème, surtout quand j’ai des trous de mémoire ou bien quand je cherche mes mots. Donc je vais être vigilant dans les années à venir et essayer d’avoir uns vie sociale plus active que mon père n’avait plus. Je me souviens également qu’avec mes frères, nous avons eu du mal à faire ressortir cette maladie auprès de son médecin traitant.

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